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Christophe: les paradis retrouvés

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Christophe: les paradis retrouvés

Message  david le Jeu 20 Déc - 17:28





Il aurait pu finir comme ces vieilles gloires, à courir les zéniths de province embarqué dans des tournées nostalgiques qui n'en finissent pas. Entre Michèle Torr - avec qui il a d'ailleurs eu un fils - et Pascal Danel, un public vieillissant lui aurait réclamé ses deux tubes les plus populaires, sortis en 1965: Aline et Les Marionnettes. Mais Christophe, né Daniel Bevilacqua en octobre 1945, a rompu avec la première et ne laisse désormais plus personne tirer les fils des secondes.

Il aurait pu finir comme ces vieilles gloires, à courir les zéniths de province embarqué dans des tournées nostalgiques qui n'en finissent pas.

Entre Michèle Torr - avec qui il a d'ailleurs eu un fils - et Pascal Danel, un public vieillissant lui aurait réclamé ses deux tubes les plus populaires, sortis en 1965: Aline et Les Marionnettes. Mais Christophe, né Daniel Bevilacqua en octobre 1945, a rompu avec la première et ne laisse désormais plus personne tirer les fils des secondes.




La carrière de Christophe a débuté sur un malentendu. Celui du minet qui chante pour les midinettes. C'était en partie vrai: «le beau bizarre» soignait son look et adorait les coupés sportifs. Pourtant, il faisait déjà moins de la musique pour les filles que pour lui-même.

D'ailleurs, sur Aimer ce que nous sommes, son 9e album studio en 40 ans, il balbutie: «Je suis le seul témoin de moi-même». Avis, donc, aux colleurs d'étiquettes.

Au mitan des années 1980, Christophe s'est même permis de semer le trouble chez ses laudateurs en consacrant Ne raccroche pas à une princesse d'opérette. On ne lui en tiendra pas rigueur. Pas vu, pas pris, prévenait peu avant le titre de l'album décadent commis avec son beau-frère, l'énigmatique Alain Kan.

C'est que Christophe, comme toujours, était ailleurs. Dans sa salle de projection privée, à bichonner ses juke-box ou à filer sur les routes avant que la maréchaussée ne lui confisque son permis pour une pointe à 240 km/heure.

Pendant dix ans, comme Stéph'de Monaco dans la chanson, l'artiste va être aux abonnés absents. Son retour, il le fait sous son vrai patronyme: Bevilacqua. L'album, audacieux et inventif, atterrit dans les bacs en 1996. Il y restera. C'est un échec commercial mais Christophe ne se démonte pas. Cinq ans plus tard, il sort le sublime Comm'si la terre penchait, à peine moins expérimental que son prédécesseur.

Dans la foulée, le chanteur remplit l'Olympia avec un public qui brasse toutes les générations. Le minet est en voie d'«icônisation». Sa gueule et ses poses hiératiques font des ravages. Dans le film Quand j'étais chanteur, il ne dit rien, apparaît à peine, et pourtant on ne voit que lui.

On lui a depuis proposé un rôle aux côtés de Deneuve. Il a refusé. Trop timide. Il n'y a que face à ses consoles que Christophe est à l'aise. Loin des grands-messes nostalgiques, obstinément tourné vers l'avenir.

Le temps de la reconnaissance «Le beau bizarre»

On a comparé l'importance de ce disque à celle qu'eut le Nouveau roman dans le paysage littéraire français. Distribué en 1978, «Le beau bizarre» ne connut pas un grand succès public, loin de là. En revanche, la presse spécialisée s'accorda à reconnaître son caractère d'oeuvre pop unique.
C'est moins l'aspect baroque de l'entreprise que la manière très particulière dont Christophe chante qui interpelle. A l'époque, il n'utilise pas encore tout à fait sa voix comme un instrument, mais déjà il s'en «désapproprie» comme s'il lui accordait sa propre autonomie.

Aux textes, on trouve Bob Decout, réalisateur pour le cinéma et la télévision. D'où des ambiances très particulières, souvent sombres, qui ne sont pas sans rappeler les séquences d'un film. Par la suite, d'ailleurs, Christophe n'aura de cesse de puiser dans le vocabulaire cinématographique, organisant ses chansons comme autant de scènes mises bout à bout.
Ces «accointances» là se préciseront notamment sur «Comm'si la terre penchait», où l'on peut entendre Isabella Rossellini, et sur le dernier album, avec la participation d'Isabelle Adjani. LCh

Le ticket gagnant Christophe-Jarre «Les Paradis perdus»

Sorti en 1973, c'est le véritable premier album de Christophe, qui à l'époque a déjà une carrière d'une bonne dizaine d'années derrière lui.
C'est aussi le premier volet de la fructueuse collaboration qui va lier le chanteur à Jean Michel Jarre. Un an plus tard, les deux hommes réaliseront Les mots bleus et son fameux tube éponyme (repris notamment par Alain Bashung).

Mais pour l'heure, Christophe a encore tout à prouver. Passé les premiers succès, le virage des années septante s'est révélé difficile à négocier. Francis Dreyfus, le producteur du chanteur, lui présente alors Jean Michel Jarre, tout jeune parolier. Ensemble, ils se lancent sur des voies audacieuses, qui cheminent du côté du rock anglo-saxon - et même du glam rock - de l'époque. Le sommet de l'album reste bien sûr «Les paradis perdus», morceau de près de 8 minutes dans laquelle Christophe chante «ce rock sophistiqué qui étonnait même les Anglais». La large place accordée aux synthés, leur usage judicieux, tout comme celui des échantillonnages, font de ce disque l'un des plus audacieux et des plus novateurs de la décennie. LCh

L'album de l'accomplissement «Aimer ce que nous sommes»

A 62 ans, Christophe peut enfin faire ce qui lui plaît, sans craindre de désorienter son public. Entre «Bevilacqua», première expérience electro jusqu'au-boutiste, et «Aimer ce que nous sommes» (dist. Universal), il s'est écoulé plus d'une décennie. Les oreilles se sont habituées aux nouvelles sonorités. Christophe ne s'en tient pourtant pas aux seuls synthés: il vagabonde du côté du flamenco, s'associe les trompettes d'Erik Truffaz, met à contribution une chorale gitane. Paul P-Dub Walton (Björk, Cure) et Eumir Deodato (Kool and the Gang, Sinatra?) ont également collaboré à l'étrange entreprise.

Moins accessible que le précédent, ce nouvel album s'affirme comme l'un des plus personnels de l'artiste, à la fois «oeuvre d'art aristocratique et laboratoire de savant fou», ainsi que l'écrit «Le Figaro». Si l'on en réfère une fois encore au cinéma, on évoquera volontiers l'univers schizophrénique de David Lynch. La voix, devenue enfin instrument, se perd dans des couloirs, débouche sur des culs-de-sac, se dissocie d'elle-même. C'est un vrai souffle de folie qui parcourt et transcende cette étonnante mise en abyme

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